LAMBRES INFOS DECEMBRE 2011

A l’approche de cette fin d’année la préoccupation de chacun concerne avant tout la situation économique et sociale. Quelle que soit notre situation personnelle, pour  la plupart d’entre nous,  l’inquiétude s’est transformée en angoisse pour l’avenir et surtout  celui de la jeunesse qui représente le seul futur de notre société.

 La crise n’est pas la seule responsable de la situation française. Dix ans de cadeaux fiscaux pour les plus riches et de mesures anti sociales ont fortement  contribué à la dégradation de la vie de beaucoup de Français.  Alors que des financiers spéculent très légalement sur les déficits, on stigmatise de manière indigne les bénéficiaires du RSA ou les malades. Tous les détournements doivent être combattus, mais la fraude à la TVA et au paiement des cotisations sociales représentent   80 % du montant estimé à plus de 40 milliards avec la fraude fiscale. Cent euros donnés sous forme d’allocation sociale partent directement dans l’économie (souvent locale) mais  cent mille euros de cadeau fiscal partent … au Lichtenstein ou au Luxembourg !      

2012 doit être l’occasion du changement, même si les marges de manœuvres sont faibles d’autres choix économiques et environnementaux sont possibles pour limiter l’impact de la crise. A cette occasion nous souhaitons remercier les électeurs et les électrices Lambrésiens qui se sont déplacés à l’occasion des primaires citoyennes du Parti Socialiste. A Lambres, comme dans le Douaisis, Martine Aubry  est arrivée très largement en tête.

Sur le plan communal nous ne pouvons que nous associer aux décisions du Conseil Municipal concernant l’amélioration du stationnement  en centre ville à proximité des commerces ou services. Ces travaux devraient  améliorer  la circulation et  la sécurité des piétons. Mais il reste encore beaucoup à faire dans les quartiers.

Même si nous condamnons fermement les quelques délits qui ont été constatés dans le cimetière et si nous comprenons la colère et la peine des familles victimes de vol de fleurs ou de plaques,  nous nous sommes prononcés contre le projet de vidéo surveillance  dans ce lieu. Aucune étude sérieuse ne prouve l’efficacité de ce type d’investissement, sauf quand il y a possibilité d’intervention directe comme pour la surveillance des stades ou de la circulation.

Quelles qu’en soient les raisons, nous ne pouvons que regretter la cessation d’activité du primeur « La Lambrésienne » qui avait su se créer une clientèle fidèle.  La complémentarité des commerces mais aussi une diversité de choix  ne peuvent que contribuer au dynamisme du tissu économique et commercial d’une ville comme la nôtre. 

A l’approche de cette fin d’année et malgré la morosité, nous vous souhaitons d’excellentes fêtes de Noel et Nouvel An.

                        Les élus de la liste « pour une ville à vivre ensemble »

Nous vous invitons à continuer à nous faire part de vos remarques et à nous contacter : Jean-Luc DUCOIN 06 50 17 58 85 – jeanlucducoin@gmail.com – Marie-Pierre SION mariepierre.sion@free.fr  Claude DESUMEUR  03 27 98 32 03 claude.desumeur@sfr.fr 

Les Primaires Citoyennes – Où voter à Lambres

Les bureaux 101 et 103 (Lambres centre) sont regroupés au centre d’activités sociales rue du Mal Leclerc

Le bureau 102 (Galliéni, Cheminots) est regroupé avec un bureau de Douai situé à la mairie annexe (pont de Cambrai)

 Plus d’infos cliquez ci dessous:

 http://bureauxdevote.lesprimairescitoyennes.fr/

 

Lambres Infos Janvier 2010

En ce début d’année 2010, les Elus de la liste « Pour une ville à vivre ensemble » sont heureux de vous présenter leurs meilleurs vœux de santé et de bonheur. Même si  2010 ne sera pas une année de reprise de l’activité pour le Douaisis, notamment  dans l’automobile, nous espérons que tout sera mis en place pour sauvegarder l’emploi  et éclaircir l’avenir de beaucoup de salariés, plus particulièrement celui des jeunes. De plus la suppression de la taxe professionnelle et son remplacement par une nouvelle taxe dont on ne connaît pas bien la pérennité,  a de quoi inquiéter les Elus gestionnaires de la CAD par ailleurs soutien de la majorité présidentielle. Il faut noter qu’une part de la taxe professionnelle a permis l’implantation de zones d’aménagements concertés qui ont bénéficié aux entreprises.

La semaine du développement durable qui se déroulera à la MJC début avril, sera certainement l’occasion d’évoquer le projet  d’ « éco quartier » des Marlières.Il nous semble essentiel  qu’en dehors de l’aménagement paysager et du respect des normes de haute qualité environnementale, l’activité économique, la qualité de vie et l’intégration sociale soient pris en compte dans toutes leurs dimensions. On ne peut concevoir un tel quartier sans avoir une réflexion poussée  sur l’implantation de commerces de proximité, sur la continuité de ce quartier avec le centre ville et les moyens de se déplacer en transport en commun. Il est urgent de repenser, de manière globale, les plans de circulation urbaine, l’implantation des garages et des parkings. Il faut permettre aux enfants de  jouer sans danger devant leur maison  sous l’œil des parents discutant avec les voisins, redonnant ainsi du lien social qui s’est fortement dégradé.

A Lambres comme ailleurs, malgré des travaux récents,  la voiture reste omniprésente et envahit les trottoirs.  Dans beaucoup de secteurs il reste très difficile de circuler à pieds pour les personnes âgées, les handicapés, les parents avec une poussette, ou tenant leurs enfants par la main. Plusieurs riverains de la rue Jean-Baptiste LEBAS, dont certains ont échappé de peu à des accidents  corporels, souhaitent qu’une réflexion soit menée sur la mise en sens unique de la rue.

2010 sera une année politique importante avec les élections régionales. Une polémique sur l’augmentation des impôts locaux a été lancée par la majorité présidentielle. Il est important de rappeler que la Région ne prélève une taxe que sur l’impôt foncier, qui ne concerne donc que les propriétaires. Pour le Nord Pas de Calais, malheureusement, moins d’un foyer sur deux est propriétaire de son habitation. Depuis 2000 la taxe est passée de 2,98% à 3,83 % soit moins de 2 euros par an et par foyer pour une maison lambrésienne moyenne.  Dans le même temps la taxe ordures ménagères est passée de 0,4 % à 4,9 %  soit une augmentation de 37 euros sur 6 ans pour la même habitation.

Promettre de ne pas augmenter les impôts c’est promettre de ne pas investir pour notre avenir car la région est très présente dans notre vie quotidienne au travers des transports, de l’Education, de l’économie, de la formation professionnelle, du Sport, de la Culture, de l’activité portuaire…

A toutes et à tous : Bonne et heureuse année 2010

DES LOGEMENTS SOCIAUX POUR LES CITOYENS EUROPEENS !


 

La question du logement social est devenue centrale au sein de l’hémicycle européen. Entre 2004 et 2009, une quarantaine de rapports ont intégré la question du logement aux discussions et propositions du Parlement.

 

Sous l’impulsion des députés socialistes, 4 décisions importantes ont été adoptées :

 

-          l’adoption d’une décision communautaire de compatibilité des aides d’État aux organismes HLM

-          l’exclusion du logement social du champ d’application de la directive Bolkenstein sur les services dans le marché intérieur

-          la reconnaissance du logement social en tant que service social d’intérêt général pour faire du logement un droit fondamental des citoyens européens

-          la révision du Fonds Européen de Développement Economique Régional qui éligible les investissements en matière de performance énergétique et d’énergies renouvelables dans le logement social

 

En 2009, le Parlement Européen devra porter d’autres priorités :

 

-          le logement social doit devenir un service d’intérêt général à finalité sociale pour protéger ses missions des règles de la concurrence

-          favoriser l’efficacité énergétique des logements sociaux

-          proposer une offre de logements sociaux équilibrée sur les territoires

-          l’accès au logement social doit devenir une priorité de l’agenda social européen

-          anticiper l’impact du vieillissement et l’évolution des modes de vie sur le logement social

 

Dans les collectivités locales socialistes, le logement social est l’une de nos grandes priorités. A titre d’exemple, le Département du Nord finance le Fonds de Solidarité pour le Logement en direction des personnes les plus fragiles. Il a mis en place l’Agence immobilière à vocation sociale pour faire face à la pénurie de logements sociaux. Avec Partenord Habitat, nous investissons dans la construction de logements et la réhabilitation de nos quartiers sur l’ensemble du territoire nordiste.

 

Comment faire confiance à la droite pour protéger le logement social ? En France, le gouvernement Sarkozy-Fillon réduit son budget, remet en cause les droits des locataires et porte atteinte à la mixité sociale dans nos quartiers.

 

22 millions de familles européennes bénéficient d’un logement à loyer modéré dont 4 millions de familles françaises.

 

Le 7 juin, avec les candidats socialistes, défendons le logement social en Europe !

 

Notre Europe, c’est une Europe qui garantira l’avenir du logement pour tous !

 

 

 

Amitiés socialistes,

 

Didier MANIER

Président du Groupe Socialiste du Conseil Général

Président de Partenord Habitat

 

Un projet Darcos Phoenix, qui renaît des cendres du Contrat Educatif Local

Le gouvernement lance un dispositif d’activités pour les jeunes des collèges prioritaires, en partenariat avec les collectivités locales et les associations sportives et culturelles. Celà ne s’appelle-t-il pas un « Contrat Educatif Local »? Ce dispositif, mis en place par la Gauche et en particulier Marie Georges BUFFET alors Ministre de la Jeunesse et des Sports, a pour objectif de permettre l’accès à des activités culturelles et sportive en cohérence avec des orientation d’éducation et d’épanouissement en priorité aux jeunes en difficulté.

La différence? Pour mettre en place le projet DARCOS, on a d’abord pris soin de diminuer fortement, voir d’arrêter le financement des actions en direction des enfants du primaire, laissant le soin aux collectivités, qui le peuvent, de continuer à financer ces actions tout aussi prioritaires, voir essentielles pour prévenir la pré-délinquance.

Chronique du racisme ordinaire

De nouveaux grafitis racistes sont à déplorer et ternissent l’image de tranquillité de la ville. Tant que ce type de manifestation existera il ne fera pas pas bon vivre à Lambres pour les citoyens Français originaires du Magreb ou des DOM TOM. Ils  ont la peau plus colorée que les ch’tis du cru , et certains d’entr’eux supportent mal la violence des regards des  »Dupont la joie » Lambrésiens, bien souvent faschos en herbe.

Il ne s’agit pas d’actes isolés car à plusieurs reprises des comportements racistes ont été signalés au collège, à la MJC, ….  

Il devient urgent de réagir à ce phénomène nauséabond, qui se banalise!  

Si vous souhaitez vous  joindre aux actions que nous souhaitons entreprendre merci d’apporter vos commentaires et nous faire parvenir vos coordonnées .

 

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Projet contre projet

Erreurs, incohérence et mensonges de Nicolas SARKOSY

 

NUCLEAIRE :

  • Sur l’EPR, Nicolas Sarkozy n’a pas contesté la position de son gouvernement qui est celle de l’avoir imposé sans concertation pour ensuite assurer son lancement par un décret pris quelques jours seulement avant l’élection présidentielle. Ségolène Royal annulera le décret et remettra le dossier sur la table.
  • Nicolas Sarkozy, pourtant ancien ministre de l’Intérieur et ministre d’Etat, a été incapable de répondre à la question de Ségolène Royal et ignorait donc qu’il s’agissait de la troisième génération de réacteur.
  • Ségolène Royal a raison de rappeler que la part du nucléaire représente 17% de l’énergie totale (électricité, gaz, charbon, pétrole, hydraulique, énergies renouvelables) consommée en France et 78 % de l’énergie produite en France est d’originie nucléaire et non 50 % comme l’a dit Nicolas Sarkozy.

RETRAITES :

  • Nicolas Sarkozy a continué dans la désinformation en prétendant que le financement des retraites était résolu par la Loi Fillon jusqu’en 2008. Le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) dit en réalité qu’il manque à peu près 50% du financement, et par ailleurs, qu’un rendez-vous en 2008 sera indispensable pour trouver une solution pour combler le « trou ».En disant que cela était financé jusqu’en 2020, Nicolas Sarkozy reconnait lui même que le problème n’est pas réglé définitivement et que cette réforme n’est donc pas la solution tant attendue …
  • Il a annoncé hier qu’il augmenterait les petites retraites de 25% en finançant cette mesure par la réforme des régimes spéciaux. Cette augmentation coûterait spontanément au moins 10 milliards d’euros.


DROITS DE SUCCESSION :

  • La suppression des droits de succession a été la première mesure de Berlusconi en 2001.
  • De plus, c’est une mesure couteuse (5 milliards d’euros) on ne peut relancer ni la consommation ni l’investissement avec une telle mesure. Elle est économiquement inefficace car l’imposition sur le patrimoine ne concerne qu’un francais sur cinq. C’est donc une mesure de clientélisme qui vise d’abord les plus riches …

 

 

35 HEURES :

  • Nicolas Sarkozy n’a pas répondu : pourquoi ne les a-t-il pas supprimées, Il a reconnu devant Ségolène Royal, que cela était une formidable avancée sociale.


HEURES SUPPLEMENTAIRES :

  • Dans quel pays, dans quelle économie, Nicolas Sarkozy a vu que ce sont les salariés qui choisissent leurs horaires de travail ?
  • Les deux Lois Fillon permettent déjà largement le recours aux heures supplémentaires. 37% des salariés à temps plein font des heures supplémentaires et ils font 55 heures par an en moyenne. Moins de 40% des salariés à temps plein ont fait une heure supplémentaire en 2006.
  • Effectuer des heures supplémentaires, c’est consacrer moins de temps à sa vie familiale.
  • Cette même étude montrait que cette mesure détruirait l’emploi. Une entreprise de 20 personnes détruirait 2 emplois pour faire faire 4 heures supplémentaires aux autres.


IRAN :

  • Nicolas Sarkozy n’a toujours pas saisi l’enjeu terrible pour la sécurité du monde. Il n’a pas compris que passer du nucléaire civile au nucléaire militaire est une simple question d’enrichissement d’uranium.
  • La position de Ségolène Royal qui est celle de l’AIEA, de l’UE et du Conseil de Sécurité des Nations Unies consiste à dire : pour l’Iran, pas de nucléaire civil tant que l’Etat ne se soumet pas aux contrôles de l’Agence. Plus qu’une question de bon sens, il s’agit d’une question de sécurité.

SECURITE :

  • Lors du débat, Nicolas Sarkozy a ironisé sur le souhait de Ségolène Royal de faire accompagner les policières de nuît jusqu’à chez elles (suite aux viols dernièrement de deux d’entre elles). Pourtant, un dispositif ayant le même objectif pour les femmes travaillant le soir existe déjà à Montréal où les bus les raccompagnent aux pieds de leurs immeubles. En banlieues, les patrouilles du soir peuvent ramener les policières. On peut citer aussi l’exemple de Berlin où les taxis sont gratuits pour les femmes à partir de 3 heures du matin.

D’autre part, le vrai bilan de Nicolas Sarkozy, c’est :

  • + 30 % d’agressions depuis 2002.
  • + 11 % de violence faites aux personnes.
  • + 26% pour le nombre de faits de violence à l’école.
  • Quand hier 20 000 voitures brûlaient par an, c’était pour Nicolas Sarkozy un échec de la gauche. Avec près de 45 000 voitures brûlées en moyenne chaque année depuis 2002, ce ne serait pas un échec de l’ancien ministre de l’intérieur, mais une réussite personnelle.
  • 12 000 policiers agressés en 2006.
  • 3 semaines d’émeutes dues à une très mauvaise gestion de la crise de l’automne 2005.

Le bilan de l’ancien ministre de l’Intérieur est particulièrement mauvais et prouve l’incapacité du candidat en matière de sécurité.

 

 



Graffiti raciste à Lambres

Insécurité à Lambres

Par Stanislas d’Ornano 

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      Lambres, ville tranquille à l’abri de l’insécurité et du sentiment d’insécurité ? Certainement pas ! Depuis hier (lundi 30 avril), au croisement de la rue de la Paix et de la rue de la République, le panneau de signalisation STOP positionné juste avant la voie ferrée est transformé par une inscription raciste et haineuse en un message « STOP AUX ARABES ». S’agit-il d’un fait isolé ? Non. Il y a quinze jours, dans le même quartier Pompadour, le premier panneau signalisant au début de la rue Gallieni une interdiction de rouler à plus de 30 km/h était modifié ainsi : « 30 ARABES AU KM² ». Alarmé par cette inscription insupportable, indigne d’un pays et d’une commune démocratiques, nous avons pris l’initiative de téléphoner aux services de la Mairie, qui sont venus les jours suivants effacer le graffiti.  A quand la prochaine inscription ? Des individus, très certainement lambrésiens et avec des raisons d’intervenir dans cette zone géographique, croient pouvoir se placer au-dessus des lois. Ils ne mesurent sans doute pas l’extrême gravité de leur comportement réitéré. Celui-ci pose trois problèmes aux citoyens de Lambres :  

-         les familles maghrébines qui habitent Lambres, à plus forte raison dans le quartier et les abords immédiats de ces panneaux, doivent se sentir directement menacées. Or, ce sont des citoyens français. La violence que représente le maintien dans le temps de ces inscriptions devrait être dénoncée par tous les démocrates de
la commune. Ne rien faire, c’est acquiescer.

-         Dans un pays démocratique, en période d’élections présidentielles, ces actes constituent une atteinte grave à l’ordre public. Il est alors du devoir des autorités compétentes, et en premier lieu de la municipalité, de prendre les mesures préventives et dissuasives qui s’imposent, puisqu’il y a manifestement volonté de faire peur, d’intimider, et de déstabiliser les électeurs dans une période qui requiert de la sérénité.

-         Par ces actes, il y a enfin introduction dans notre commune à la fois d’une insécurité bien réelle (menace sur les personnes), et d’un sentiment d’insécurité, puisque ces messages envahissent l’espace public.

L’un des rôles essentiels des partis démocratiques consiste à exercer une vigilance à l’égard des actes qui, contraires à la Constitution, portent gravement atteinte aux droits et à la dignité des citoyens. Un autre consiste à exercer une force de proposition pour améliorer le fonctionnement des institutions. Face aux trois problèmes mentionnés, en tant qu’adhérent à la section lambrésienne du Parti Socialiste, je suggère les actions suivantes :

-         interpeller le Conseil Municipal et le Maire à propos de ces faits (insécurité et dégradation d’équipements publics), et demander que cette question soit mise à l’ordre du jour des prochaines réunions de quartier, notamment dans le quartier Pompadour.

-         Se rapprocher d’associations lambrésiennes et régionales ou nationales afin d’envisager un dépôt de plainte contre X au motif d’incitation à la haine raciale.

-         Encourager à la fois le libre débat sur les politiques de lutte contre l’insécurité et l’expression d’une solidarité à l’égard de certains concitoyens qui se sentiraient intimidés ou menacés, dans les colonnes mêmes de ce blog.

Stanislas d’Ornano

Adhérent à
la section PS de lambres

Humour au karcher

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Sarko et les gênes (suite)

Michel Onfray  nous raconte sa rencontre avec Nicolas Sarkozy,  celle publiée dans « philosophie magazine: »
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 » La revue Philosophie magazine m’a demandé si, sur le principe, j’acceptais de rencontrer l’un des candidats à la présidentielle pour le questionner sur son programme culturel, son rapport aux choses de l’esprit ou sa relation à la philosophie. Dans la foulée de mon consentement, la rédaction m’a rappelé en me demandant si j’avais une objection contre Nicolas Sarkozy.
>
> Pas plus avec lui qu’avec un autre, j’aurais même consenti à Jean-Marie Le Pen tant l’approche de l’un de ces animaux politiques m’intéressait comme on visite un zoo ou un musée des horreurs dans une faculté de médecine. Ce fut donc Nicolas Sarkozy.
>
> Il me paraît assez probable que son temps passé -- donc perdu…- avec Doc Gynéco ou Johnny Hallyday le dispensait de connaître un peu mon travail, même de loin. Je comptais sur la fiche des renseignements généraux et les notes de collaborateurs. De fait, les portes plumes avaient fait au plus rapide : en l’occurrence la copie de mon blog consacrée à son auguste personne. Pour mémoire, son titre était : Les habits de grand- mère Sarkozy -- j’y montrais combien le candidat officiel drapait ses poils de loup dans une capeline républicaine bien inédite…
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> Je me trouvais donc dans l’antichambre du bureau de la fameuse grand mère Sarkozy, place Beauvau, en compagnie de deux compères de la rédaction de la revue et d’un photographe qui n’en revenaient pas de se retrouver dans cette géographie de tous les coups fourrés de la République. Épicentre de la stratégie et de la tactique politique policière, espace du cynisme en acte, officine du machiavélisme en or d’État, et portraits des figures disciplinaires de l’histoire de France représentées en médaillons d’austères sinistres.
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> Arrivée du Ministre de l’intérieur avec un quart d’heure d’avance, il est 17h00 ce mardi 20 février. Début houleux. Agressivité de sa part. Il tourne dans la cage, regarde, jauge, juge, apprécie la situation. Grand fauve blessé, il a lu mes pages de blog et me toise -- bien qu’assis dans un fauteuil près de la cheminée. Il a les jambes croisées, l’une d’entre elles est animée d’un incessant mouvement de nervosité, le pied n’arrête pas de bouger. Il tient un cigare fin et long, étrange module assez féminin.
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> Chemise ouverte, pas de cravate, bijoux en or, bracelet d’adolescent au poignet, cadeau de son fils probablement. Plus il en rajoute dans la nervosité, plus j’exhibe mon calme.
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> Premier coup de patte, toutes griffes dehors, puis deuxième, troisième, il n’arrête plus, se lâche, agresse, tape, cogne, parle tout seul, débit impossible à contenir ou à canaliser. Une, deux, dix, vingt phrases autistes. Le directeur de cabinet et le porte-plume regardent et écoutent, impassibles. On les imagine capables d’assister à un interrogatoire musclé arborant le même masque, celui des gens de pouvoir qui observent comment on meurt en direct et ne bronchent pas. Le spectacle des combats de gladiateurs.
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> Je sens l’air glacial que transportent avec eux ceux qui, d’un geste du pouce, tuent ou épargnent. Poursuite du monologue. Logorrhée interminable.
> Vacheries lancées comme le jet de fiel d’une bile malade ou comme un venin pulsé par le projet du meurtre. Hâbleur, provocateur, sûr de lui en excitant l’adversaire à se battre, il affirme en substance : « Alors, on vient voir le grand démagogue alors qu’on n’est rien du tout et, en plus, on vient se jeter dans la gueule du loup… » !
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> Je fais une phrase. Elle est pulvérisée, détruite, cassée, interdite, morcelée : encore du cynisme sans élégance, toujours des phrases dont on sent qu’il les souhaiterait plus dangereuses, plus mortelles sans parvenir à trouver le coup fatal. La haine ne trouve pas d’autre chemin que dans cette série d’aveux de blessure. J’avance une autre phrase. Même traitement, flots de verbes, flux de mots, jets d’acides. Une troisième. Idem. Je commence à trouver la crise un peu longue. De toute façon démesurée, disproportionnée.
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> Si l’on veut être Président de la République, si l’on s’y prépare depuis le berceau, si l’on souhaite présider les destinées d’un pays deux fois millénaires et jouer dans la cour des grands fauves de la planète, si l’on se prépare à disposer du feu nucléaire, si l’on s’expose depuis des années en s’invitant tous les jours dans les informations de toutes les presses, écrites, parlées, photographiées, numérisées, si l’on mène sa vie publique comme une vie privée, et vice versa, si l’on aspire à devenir le chef des armées, si l’on doit un jour garantir l’État, la Nation, la République, la Constitution, si, si, si, alors comment peut on réagir comme un animal blessé à mort, comme une bête souffrante, alors qu’on a juste à reprocher à son interlocuteur un blog confidentiel peu amène , certes, mais inoffensif ?
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> Car je n’ai contre moi, pour justifier ce traitement disproportionné , que d’avoir signalé dans une poignée de feuillets sur un blog , que le candidat aux présidentielles me semblait très récemment et fort fraîchement converti à De Gaulle, au gaullisme, à la Nation, à la République, que ses citations de Jaurès et Blum apparaissaient fort opportunément dans un trajet d’une trentaine d’années au cours desquelles ces grands noms étaient introuvables dans ses interventions , questions qui, au demeurant, rendaient possible un débat, et que c’était d’ailleurs pour ces raisons que nous étions là, Alexandre Lacroix, Nicolas Truong et moi….
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> Cette colère ne fut stoppée que par l’incidence d’une sonnerie de téléphone portable qui le fit s’éloigner dans la pièce d’à côté. Tout en se déplaçant, il répondait avec une voix douce, tendre, très affectueuse, avec des mots doux destinés très probablement à l’un de ses enfants. Le fauve déchaîné tout seul devenait un félin de salon ronronnant de manière domestique. En l’absence du ministre, je m’ouvre à mes deux comparses en présence des deux siens et leur dit que je ne suis pas venu pour ce genre de happening hystérique et que j’envisage de quitter la place séance tenante…
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> J’étais venu en adversaire politique, certes, la chose me paraissait entendue, et d’ailleurs plutôt publique, mais ceci n’excluait pas un débat sur le fond que je souhaitais et que j’avais préparé en apportant quatre livres enveloppés dans du papier cadeau ! Quiconque a lu Marcel Mauss sait qu’un don contraint à un contre don et j’attendais quelque chose d’inédit dans ce potlatch de primitifs post-modernes … Vaguement liquéfié, et sibyllin, le tandem de l’équipe de Philosophie magazine voyant leur scoop s’évaporer dans les vapeurs du bureau propose, dès le retour du Ministre, que nous passions à autre chose et que j’offre mes cadeaux… Je refuse en disant que les conditions ne sont pas réunies pour ce genre de geste et que, dans tous les sens du terme, il ne s’agit plus de se faire de cadeaux.
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> « Passons alors à des questions ? A un débat ? Essayons d’échanger ? » tentent Alexandre Lacroix et Nicolas Truong. Essais, ébauche. En tiers bien à la peine, ils reprennent leurs feuilles et lancent deux ou trois sujets.
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> La vitesse de la violence du ministre est moindre, certes, mais le registre demeure : colère froide en lieu et place de la colère incandescente, mais colère tout de même.
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> Sur de Gaulle et le gaullisme récent, sur la Nation et la République en vedettes américaines -- disons le comme ça…- de son discours d’investiture, sur la confiscation des grands noms de gauche, sur l’Atlantisme ancien du candidat et son incompatibilité avec la doctrine gaullienne, le débat ne prend pas plus . Il m’interpelle : « quelle est ma légitimité pour poser de pareilles questions ? Quels sont mes brevets de gaullisme à moi qui parle de la sorte ? Quelle arrogance me permet de croire que Guy Môquet appartient plus à la gauche qu’à la France ? ». Donc à lui…
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> Pas d’échanges, mais une machine performante à récuser les questions pour éviter la franche confrontation. Cet homme prend toute opposition de doctrine pour une récusation de sa personne. Je pressens que, de fait, la clé du personnage pourrait bien être dans l’affirmation d’autant plus massive de sa subjectivité qu’elle est fragile, incertaine, à conquérir encore. La force affichée masque mal la faiblesse viscérale et vécue. Aux sommets de la République, autrement dit dans la cage des grands fauves politiques, on ne trouve semble-t-il qu’impuissants sur eux-mêmes et qui, pour cette même raison, aspirent à la puissance sur les autres. Je me sens soudain Sénèque assis dans le salon de Néron…
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> Habilement, les deux compères tâchent de reprendre le cours des choses, d’accéder un peu aux commandes de ce débat qui n’a pas eu lieu et qui, pour l’instant, leur échappe totalement. De fait, l’ensemble de cette première demi-heure se réduisait à la théâtralisation hystérique d’un être perdu corps et âme dans une danse de mort autour d’une victime émissaire qui assiste à la scène pendant que, de part et d’autre des deux camps, deux fois deux hommes assistent, impuissants, à cette scène primitive du chef de horde possédé par les esprits de la guerre. Grand moment de transe chamanique dans le bureau d’un Ministre de l’intérieur aspirant aux fonctions suprêmes de la République ! Odeurs de sang et de remugles primitifs, traces de bile et de fiel, le sol ressemble à la terre battue jonchées d’immondices après une cérémonie vaudoue…
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> Tout bascule quand nous entamons une discussion sur la responsabilité, donc la liberté, donc la culpabilité, donc les fondements de la logique disciplinaire : la sienne . Nicolas Sarkozy parle d’une visite faite à la prison des femmes de Rennes. Nous avons laissé la politique derrière nous.
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> Dès lors, il ne sera plus le même homme. Devenant homme, justement, autrement dit débarrassé des oripeaux de son métier, il fait le geste d’un poing serré porté à son côté droit du ventre et parle du mal comme d’une chose visible, dans le corps, dans la chair, dans les viscères de l’être.
>
> Je crois comprendre qu’il pense que le mal existe comme une entité séparée, claire, métaphysique, objectivable, à la manière d’une tumeur, sans aucune relation avec le social, la société, la politique, les conditions historiques. Je le questionne pour vérifier mon intuition : de fait, il pense que nous naissons bons ou mauvais et que, quoi qu’il arrive, quoi qu’on fasse, tout est déjà réglé par la nature.
>
> A ce moment, je perçois là la métaphysique de droite, la pensée de droite, l’ontologie de droite : l’existence d’idées pures sans relations avec le monde. Le Mal, le Bien, les Bons, les Méchants, et l’on peut ainsi continuer
> : les Courageux, les Fainéants, les Travailleurs, les Assistés, un genre de théâtre sur lequel chacun joue son rôle, écrit bien en amont par un Destin qui organise tout. Un Destin ou Dieu si l’on veut. Ainsi le Gendarme, le Policier, le Juge, le Soldat, le Militaire et, en face, le Criminel, le Délinquant, le Contrevenant, l’Ennemi. Logique de guerre qui interdit toute paix possible un jour.
>
> Dès lors, ne cherchons pas plus loin, chacun doit faire ce pour quoi il a été destiné : le Ministre de l’Intérieur effectue son travail, le Violeur le sien, et il en va d’une répartition providentielle (au sens théologique du
> terme) de ces rôles. Où l’on voit comment la pensée de droite s’articule à merveille avec l’outillage métaphysique chrétien : la faute, la pureté, le péché, la grâce, la culpabilité, la moralité, les bons, les méchants, le bien, le mal, la punition, la réparation, la damnation, la rédemption, l’enfer, le paradis, la prison, la légion d’honneur, etc.
>
> J’avance l’idée inverse : on ne choisit pas, d’ailleurs on a peu le choix, car les déterminismes sont puissants, divers, multiples. On ne naît pas ce que l’on est, on le devient. Il rechigne et refuse. Et les déterminismes biologiques, psychiques, politiques, économiques, historiques, géographiques ? Rien n’y fait. Il affirme : « J’inclinerais pour ma part à penser qu’on naît pédophile, et c’est d’ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie-là. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n’est pas parce que leurs parents s’en sont mal occupés !
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> Mais parce que génétiquement ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d’autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l’inné est immense ». « Génétiquement » : une position intellectuelle tellement répandue outre-Atlantique !
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> La génétique, l’inné, contre le social et l’acquis ! Les vieilles lignes de partage entre l’individu responsable de tout, la société de rien qui caractérise la droite, ou la société coupable de tout, l’individu de rien, qui constitue la scie musicale de la gauche … Laissons de côté la théorie.
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> Je passe à l’exemple pour mieux tâcher de montrer que le tout génétique est une impasse autant que le tout social. Face à cet aveu de lieu commun intellectuel, je retrouve naturellement les techniques socratiques du lycée pour interpeller, inquiéter et arrêter l’esprit, capter l’attention de mon interlocuteur qui, de fait, semble réellement désireux d’avancer sur ce sujet.
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> J’argumente : Lui dont chacun sait l’hétérosexualité -- elle fut amplement montrée sur papier couché, sinon couchée sur papier montré…-, a-t-il eu le choix un jour entre son mode de sexualité et un autre ? Se souvient-il du moment où il a essayé l’homosexualité, la pédophilie, la zoophilie, la nécrophilie afin de décider ce qui lui convenait le mieux et d’opter, finalement, et en connaissance de cause, pour l’hétérosexualité ? Non bien sûr. Car la forme prise par sa sexualité est affaire non pas de choix ou de génétique, mais de genèse existentielle. Si nous avions le choix, aucun pédophile ne choisirait de l’être…
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> L’argument le stoppe. Il me semble qu’à partir de ce moment, le candidat aux présidentielles, le ministre de l’intérieur, l’animal politique haut de gamme laisse le pas à l’homme, fragile, inquiet, ostensiblement hâbleur devant les intellectuels, écartant d’un geste qui peut être méprisant le propos qui en appelle aux choses de l’esprit, à la philosophie, mais finalement trop fragile pour s’accorder le luxe d’une introspection ou se mettre à la tâche socratique sans craindre de trouver dans cette boîte noire l’effroyable cadavre de son enfance.
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> Dans la conversation, il confie qu’il n’a jamais rien entendu d’aussi absurde que la phrase de Socrate « Connais-toi toi-même ». Cet aveu me glace -- pour lui. Et pour ce qu’il dit ainsi de lui en affirmant pareille chose. Cet homme tient donc pour vain, nul, impossible la connaissance de soi ? Autrement dit, cet aspirant à la conduite des destinées de la nation française croit qu’un savoir sur soi est une entreprise vaine ? Je tremble à l’idée que, de fait, les fragilités psychiques au plus haut sommet de l’État, puissent gouverner celui qui règne !
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> Lors de sa parution, j’avais lu Le pouvoir et la vie de Valéry Giscard d’Estaing qui racontait ses crises d’angoisse, ses inhibitions le paralysant dans son véhicule militaire de parade le 14 juillet sur les Champs Elysées, ses prétextes pour quitter le conseil des ministres afin de subir une injection de calmant, son désir de se faire psychanalyser (par Lacan !) pendant son septennat, etc. Je me souvenais de confidences faites par tel ami bien informé sur l’état psychique fort peu reluisant de Jacques Chirac après la dissolution et sur le type de traitement psy qu’il suivait à cette époque. Je me rappelais la fin d’un François Mitterrand , entre voyantes et reliques de sainte Thérèse, invocations des forces de l’ esprit , croyance en l’ au-delà et abandon aux médecines de perlimpinpin.
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> Et je voyais là, dans le regard devenu calme du fauve épuisé par sa violence, un vide d’homme perdu qui, hors politique, se défie des questions car il redoute les réponses, et qui, dès qu’il sort de son savoir faire politicien, craint les interrogations existentielles et philosophiques car il appréhende ce qu’elles pourraient lui découvrir de lui qui court tout le temps pour n’avoir pas à s’arrêter sur lui-même.
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> Les soixante minutes techniquement consenties s’étaient allongées d’une trentaine d’autres. Les deux rôles en costumes qui le flanquaient jouaient le sablier. Je trouvais l’heure venue pour offrir mes cadeaux. Au ministre de l’intérieur adepte des solutions disciplinaires : Surveiller et punir de Michel Foucault ; au catholique qui confesse que, de temps en temps, la messe en famille l’apaise : L’Antéchrist de Nietzsche ; pour le meurtre du père, le chef de la horde primitive : Totem et tabou de Freud ; pour le libéral qui écrit que l’antilibéralisme c’est « l’autre nom du communisme » (il dit n’avoir pas dit ça, je sors mes notes et précise le livre, la
> page…) : Qu’est-ce que la propriété ? de Proudhon. Comme un enfant un soir de Noël, il déchire avidement. Il ajoute : « j’aime bien les cadeaux ».
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> Puis : « Mais je vais donc être obligé de vous en faire alors ? »… Comme prévu.
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> Dans l’entrebâillement de la porte de son bureau, la tension est tombée. Qui prend l’initiative de dire que la rencontre se termine mieux qu’elle n’a commencé ? Je ne sais plus. Il commente : « Normal, on est deux bêtes chacun dans notre genre, non ? Il faut que ça se renifle des bêtes comme ça…». Je suis sidéré du registre : l’animalité, l’olfaction, l’odorat. Le degré zéro de l’humanité donc. Je le plains plus encore. Je conçois que Socrate le plongerait dans des abîmes dont il ne reviendrait pas… Du moins : dont l’homme politique ne reviendrait pas. Ou, disons le autrement : dont l’homme politique reviendrait, certes, mais en ayant laissé derrière lui sa défroque politique pour devenir enfin un homme.
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> Alors que ses cerbères le prennent presque par la manche, il manifeste le désir de continuer cette conversation, pour le plaisir du débat et de l’échange, afin d’aller plus loin. Tout de go, il me propose de l’accompagner, sans journalistes -- il fait un mouvement de bras dans la direction des comparses de Philosophie magazine comme pour signifier leur congé dans un geste qui trahit ce qu’il pense probablement de toute la corporation… Je refuse. Une autre fois ? Les deux amis ont leurs deux paires d’yeux qui clignotent comme des loupiotes…Voyons donc pour plus tard…
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> Dernier mot de Nicolas Sarkozy en forme de lapsus, il est mouvement vers la sortie : « Je suis quand même un drôle de type, non ? Je dois convaincre soixante-cinq millions de français, et je vous dis, là, que je voudrais continuer la conversation ! Hein ? Non ? Il n’y a pas autre chose à faire ?
> Quand même… ». Soixante-cinq millions c’est le nombre des français à convaincre d’amour, pas celui des électeurs à convaincre de voter…
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> Michel Onfray, philosophe
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